Ségolène Royal, nouvelle Sarkozy ?

Ségolène Royal, nouvelle Sarkozy ?
Les Français approuvent les propositions de Ségolène Royal sur la Sécurité

Selon le Nouvel obervateur, les Français approuveraient massivement les propositions de Ségolène Royal sur la sécurité. une majorité de Français approuve les propositions musclées de la socialiste Ségolène Royal pour la lutte contre la délinquance, mais ils lui font moins confiance (29%) qu'au président de l'UMP Nicolas Sarkozy (52%), selon un sondage Ipsos rendu public lundi 5 juin par Le Monde et La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale (LCPAN).

La mesure qui rassemble le plus est celle du placement des collégiens perturbateurs dans des "internats-relais", sous la houlette de tuteurs: 78% des personnes interrogées y sont favorables, contre 20%.

Le placement des mineurs de plus de 16 ans coupables d'un premier acte de délinquance dans des "établissements à encadrement militaire pour apprendre un métier ou réaliser un projet humanitaire recueille 69% d'approbations (contre 28%).

80% des militants du Front national

Seule l'idée du placement sous tutelle provisoire des allocations familiales et d'un stage dans une "école de parents" pour les tuteurs légaux en cas d'incivilité d'un élève à l'école primaire trouve un accueil plus mitigé, avec 55% d'avis favorables (contre 42%), les sympathisants du Front National se déclarant pour à 81% tandis que ceux du Parti communiste et du PS sont partagés et ceux des Verts carrément contre à 60% (pour: 40%).

Si la majorité des Français semblent souscrire à ce durcissement du discours sécuritaire, la moitié (50%, contre 34%) jugent cependant que la candidate à la candidature socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 s'éloigne ainsi des valeurs de la gauche. Les sympathisants de son bord (PC et PS) y voient, eux, une certaine cohérence avec leurs valeurs.

Pour la sécurité, Sarkozy reste devant

Pour résoudre les problèmes d'insécurité, les sondés affirme néanmoins que Nicolas Sarkozy est celui qui leur inspire le plus confiance. Il reste très largement en tête (52% contre 29% à la députée des Deux-Sèvres). 14% répondent aucun des deux et 4% ne se prononcent pas.

L'enquête a été réalisée vendredi et samedi auprès de 947 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 05 juin 2006 13:13

NICOLAS SARKOZY

NICOLAS SARKOZY
Il est le fils d'un Hongrois, Pál Nagy-Bócsay Sárközy né à Budapest, en 1928, bien que son grand-père maternel ait été un juif séfarade de Salonique, Nicolas Sarkozy est un catholique baptisé.

À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est contrainte à l'exil. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Paul Sarkozy rencontre un recruteur de la Légion Étrangère à Baden-Baden. Il signe pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ en Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Son nom est alors francisé en « Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa ». Devenu publicitaire, il rencontre Andrée Mallah en 1949 qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un médecin du XVIIe arrondissement de Paris est alors étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile (un temps vice-président du MEDEF) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie.

Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy convole encore trois fois en noces. Du second de ses mariages, il a deux autres enfants : Caroline et Olivier.

Nicolas Sarkozy passe son enfance dans le XVIIe arrondissement de Paris puis à Neuilly-sur-Seine. Il est élève au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Assez mauvais élève, il redouble sa sixième au lycée public Chaptal. Ce passage du privé au public ne dure qu'une année scolaire. Il obtient le baccalauréat B en 1973, et la famille s'installe à Neuilly.
Il adhère à l'Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l'élection de Jacques Chaban-Delmas, puis est délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37.

Après des études à l'université Paris X (« un élève sérieux » d'après Maître El Assaad, professeur de Droit des affaires), il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. En 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris, sans toutefois parvenir à en être diplômé. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 21 avril 1969[3].

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980. En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère. Dans la foulée, il est embauché par l'avocat Guy Danet.

Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico (village d'un millier d'habitants au nord d'Ajaccio) dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour une opération de hernie. Il est chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur. De fait, il est le conseiller en communication du gouvernement à l'époque de l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu'en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l'animateur de télévision Jacques Martin, qu'elle quitte pour lui en 1989. Après un divorce assez difficile, ils se marient en octobre 1996. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Ils ont un fils, Louis, né en 1997.

En 1993, lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly, il négocie directement avec le preneur d'otage (HB - Human Bomb), qui, alors que Charles Pasqua est ministre de l'Intérieur, réclame de négocier avec le pouvoir. On le voit à la télévision sortir de l'école en portant un enfant.


En 2002, il participe activement à la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur, numéro deux du gouvernement. Il impose un style musclé et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

On lui attribue, conjointement avec Gilles de Robien, une part dans la chute du nombre d'accidents de la route du fait d'une politique répressive, particulièrement sur les excès de vitesse.

Il achève les négociations et la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

Sa politique en Corse est marquée par deux faits majeurs :

Yvan Colonna, homme recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est finalement arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille d'un référendum local en Corse.
La proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était fortement engagé, est en revanche rejetée, suite à ce référendum local du 6 juillet 2003.


Il est nommé ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit de l'État mais doit céder à la demande du président ; il annonce cependant le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité. Cela ne sera pas le cas.

Nicolas Sarkozy ayant ouvertement déclaré son intention de présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 et ayant laissé entendre qu'il briguerait la présidence de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d'Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le Président français lance un « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Quelques mois avant le premier congrès de l'UMP, le mot d'ordre des cadres du parti était « tout sauf Sarkozy » (TSS). Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l'UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers à ses ministères, puis son chef de cabinet en tant que président de l'UMP. Il met en scène son couple et s'affiche en famille dans les médias. En mai 2005, des problèmes conjugaux sont longuement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy souhaite attaquer en justice pour « intrusion et atteinte dans la vie privée ». Finalement le 26 août 2005, Paris-Match présente Cécilia avec Richard Attias en Une. Cécilia Sarkozy est remplacée par Anne Fulda, une journaliste du quotidien Le Figaro, avant que Patrick Balkany, un ami du couple, n'annonce sa reformation dans le Parisien du 11 janvier 2006.


Depuis 2002, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation. Il est par exemple le seul à avoir été invité trois fois à l'émission Cent minutes pour convaincre; il y a réalisé le plus gros score d'audience pour une émission politique en 2003, avec 7,73 millions de téléspectateurs[11].

Cette médiatisation s'étend à sa vie privée, ce qui conduit en 2005 à une exposition de ses difficultés conjugales avec Cécilia Sarkozy dans la presse. Selon le Canard enchaîné[12], Nicolas Sarkozy est intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ceci déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. Suite aux diverses affaires concernant sa vie privée, il déclare début 2006 « regretter » avoir présenté sa famille médiatiquement et souhaiter qu'elle ne le soit plus. Cette biographie de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006 sous le titre Entre c½ur et raison aux éditions Fayard.

Ami proche de Martin Bouygues et Étienne Mougeotte (TF1), son cercle amical comprend également Michel Denisot (Canal+) et Marc-Olivier Fogiel (France 3), ainsi que Jean-Marie Bigard avec qui il a passé le réveillon 2005-2006.

Selon l'émission Arrêt sur image[13], les journaux télévisés, durant les émeutes de 2005, présentent intentionnellement Nicolas Sarkozy en conflit avec la population des cités. Selon Françoise Laborde, présentatrice du journal de France 2 et invitée de l'émission, l'explication de ce traitement médiatique est, d'une part la tentation d'aller au sensationnel, d'autre part un parti-pris des journalistes contre Nicolas Sarkozy.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 05 juin 2006 13:07